Taux immobilier juin 2026 : une légère remontée des taux d’intérêt à surveiller

Publié le - - Temps de lecture 5 min

En juin 2026, les taux immobiliers restent élevés et remontent légèrement. Malheureusement, aucune baisse nette ne semble se dessiner à court terme. Dans ce contexte, l’accès au crédit demeure sélectif et les meilleurs taux restent réservés aux dossiers les plus solides. Plus que jamais, les emprunteurs ont intérêt à comparer le coût global de leur crédit, assurance emprunteur incluse.

Taux credit

En juin 2026, les taux de crédit immobilier restent globalement stables mais à un niveau encore élevé pour les emprunteurs. On observe même une très légère remontée des taux, qui s’explique notamment par les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques, et aucune baisse ne semble se dessiner à court terme. Si vous avez un projet d'achat immobilier, c'est donc le moment de chercher le meilleur crédit.

Même si les banques ne répercutent pas mécaniquement chaque mouvement de marché et tentent de conserver l’accès au crédit, elles se montrent prudentes. Résultat, une légère hausse avec des taux moyens qui se situent autour de 3,2 % à 3,5 % sur 20 ans et des écarts importants selon les profils, les durées d’emprunt et les établissements bancaires.

Crédit immobilier : des taux d’intérêt stables mais en légère hausse sur juin 2026 :

  • Durée 15 ans : 3,20 % contre 3,20 % en mai 2026
  • Durée 20 ans : 3,37 % contre 3,33 % en mai 2026
  • Durée 25 ans : 3,48 % contre 3,43 % en mai 2026

Exemple : un couple emprunteur conclut un crédit immobilier sur 20 ans avec un taux de 3,33 % pour un montant de 220 000 €. Ils paieront au total 85 676,37 € d'intérêts pour une mensualité de 1 273,65 € par mois hors assurance.

Crédit immobilier : un accès toujours sélectif

Cette stabilité apparente ne signifie pas pour autant que le crédit immobilier est redevenu facile d’accès. Les banques restent attentives à la qualité des dossiers, notamment au niveau d’apport, à la stabilité des revenus et au taux d’endettement. Dans ce contexte, les meilleurs profils peuvent encore obtenir des conditions plus favorables, tandis que d’autres emprunteurs se voient proposer des taux plus élevés.

Les meilleurs dossiers peuvent obtenir les taux autour de :

  • 3 % sur 15 ans contre 2,85 % en mai 2026
  • 3,15 % sur 20 ans contre 3% en mai 2026
  • 3,25 % sur 25 ans contre 3,15% en mai 2026

Une reprise encore fragile du marché immobilier

Après le point bas de 2024, le crédit immobilier a montré des signes de reprise, mais cette amélioration reste fragile.

Depuis le printemps 2026, la légère remontée des taux et la prudence persistante des banques pèsent de nouveau sur le marché et freinent encore de nombreux projets.

Les établissements prêteurs continuent de sélectionner attentivement les dossiers, dans un contexte économique incertain. Les acheteurs doivent donc rester vigilants sur leur capacité d’emprunt, alors que les ventes peinent à retrouver une dynamique durable.

Hausse des taux immobiliers : quelles conséquences pour les emprunteurs ?

Pour les emprunteurs, cette situation impose de regarder leur projet immobilier dans son ensemble. Une légère hausse des taux peut suffire à modifier une mensualité, une capacité d’emprunt ou le coût total du crédit.

Dans un marché plus sélectif, il devient donc important de comparer les offres, d’évaluer plusieurs scénarios de financement et de ne pas se limiter au seul taux d’intérêt du prêt. Les frais de dossier, les frais de garantie ou encore les conditions de remboursement anticipé peuvent aussi être négociés ou comparés selon les établissements.

L’assurance emprunteur peut aussi faire la différence : choisir une assurance alternative à celle proposée par la banque permet parfois de réduire le coût global du crédit, à condition de respecter un niveau de garanties équivalent.

Point de vigilance sur le crédit : le taux d’usure

Nous en parlions déjà le mois dernier mais le taux d’usure reste toujours un point à surveiller en juin 2026. Pour rappel, il s’agit du taux maximum, exprimé en TAEG, auquel une banque peut accorder un prêt. Il inclut le taux nominal du crédit ainsi que les frais obligatoires liés à l’obtention du financement : frais de dossier, garanties, assurance emprunteur…

Avec la légère remontée des taux, l’écart entre ce plafond réglementaire et les taux moyens observés s’est resserré. Certains dossiers peuvent donc être bloqués par le taux d’usure si les frais annexes ou l’assurance emprunteur alourdissent trop le TAEG. D’où l’importance de négocier et d’étudier une assurance emprunteur individuelle.

Pour aller plus loin, vous pouvez aussi comparer le coût de votre assurance emprunteur et vérifier si une délégation d’assurance serait plus économique.

Taux, frais, assurance emprunteur : comparez le coût global du crédit

En juin 2026, l’enjeu n’est pas seulement d’obtenir le meilleur taux d’intérêt immobilier. Alors qu’aucune baisse nette des taux ne semble se dessiner à court terme, repousser son projet dans l’espoir de meilleures conditions n’est pas toujours la meilleure stratégie. Il est surtout essentiel de comparer le coût global du crédit, en intégrant la mensualité, la durée du prêt, les frais annexes et l’assurance emprunteur.

Ce que vous devez vérifier avant de signer une offre de prêt :

  • la mensualité,
  • la durée du crédit,
  • les frais associés,
  • les conditions de remboursement anticipé
  • le coût de l’assurance emprunteur.

Une assurance alternative à celle proposée par la banque peut notamment permettre de réduire le coût total du crédit, en conservant des garanties équivalentes. Dans un marché plus sélectif, chaque élément du financement mérite donc d’être étudié avec attention.

Pour évaluer le coût de votre assurance emprunteur et comparer les possibilités, vous pouvez réaliser une simulation avec la Macif.